14/01/2016

Agressions sexuelles à Nouvel-An, l'analyse pertinente de Cesla Amarelle.

Elle nous manquait.

Après sa fameuse sortie sur la personne en danger de mort dans son pays que nous n'avons pas le droit de renvoyer même si c'est un terroriste, Cesla Amarelle avait hélas fait preuve d'une certaine retenue.

Le 11 novembre 2015, elle nous avait tout-de-même proposé son appréciation sur la situation en matière d'asile s'agissant d'un éventuel déclenchement du plan d'urgence prévu par le Conseil fédéral.

Dans sa grande sagesse, l'intéressée nous recommandait de regarder la situation de manière très objective et de voir à quel moment il y aurait lieu de mettre en place des situations d'urgence. Elle ajoutait que pour l'instant on ne savait pas si ces mouvements qui arrivaient de manière importante sur la Suisse orientale allaient se pérenniser. D'une manière générale, rien ne semble indiquer que le flux est sur le point de se tarir et on se réjouit d'entendre cette professeure de droit nous livrer ses prochaines réflexions sur la question.


L'asile la tarabuste pourtant grandement, elle et ses consœurs des Femmes socialistes suisses. Ces dames font savoir dans un communiqué du jour que "L'Europe ne s'est pas réveillée le 1er janvier avec un nouveau problème : le sexisme et la violence sexuelle dans les espaces publics sont malheureusement eux aussi ancrés depuis longtemps dans nos mœurs" et déplorent donc la récupérations raciste des agressions survenues à Cologne et d'autres villes européennes. Elles s'appuient pour leur démonstration sur une étude menée au niveau européen montrant que 33% des femmes de plus de 15 ans ont été victimes de violence physique ou sexuelle au moins une fois dans leur vie. Les intéressées n'en restent pas là, accusant les autorités de ne pas prêter toujours une attention suffisante à la sécurité des femmes. Ces dames un peu sur les nerfs évoquent ces viols, ces brimades et ces violence de rue en tous genres commis dans l'espace urbain, en plein jour et à des heures d'affluence. Diantre !

Complètement hors sujet comme d'habitude, ce texte mérite tout de même une lecture attentive. On relève donc que viols, brimade et violences sont régulièrement commis dans l'espace urbain sans la moindre réaction du public. Au vu de cette situation, on peut se demander ce qui peut bien provoquer une telle inaction de la part de notre Ministre de la Justice Simonettta Sommaruga, femme socialiste s'il en est. On s'étonne pareillement que le résultat de cette étude menée en 2014 ne suscite des cris d'orfraies qu'aujourd'hui seulement. N'aurait-il pas été bon de s'indigner immédiatement ou cette étude n'a-t-elle été rendue publique qu'aujourd'hui ?

Les femmes socialistes avouent qu'il n'a pas fallu attendre le 1er janvier pour connaître pareil phénomène. Y aurait-il donc un lien entre le 1er janvier et les faits évoqués ? Pourquoi déplorent-elles une récupération raciste si les auteurs ne sont pas dans leur immense majorité venus d'ailleurs ?

En fait, la réalité est nettement plus simple. Comme le disait un de leurs devanciers, les faits sont têtus et les Femmes socialistes sont bien contraintes de constater que pour l'essentiel, les auteurs nous viennent de pays arabes où la triste coutume du "taharrush gamea" a cour. A ce sujet, la police allemande, aux premières loges, reconnait que ce phénomène d’agressions sexuelles collectives lors de grands rassemblements est tellement répandu dans le monde arabe qu’il existe un terme spécifique pour le désigner.

Confrontées à la vague sans précédent, ces dames inversent comme à leur habitude le rapport auteurs-victimes et font savoir que la chose est déjà bien connue chez nous. On s'étonne qu'une pratique aussi habituelle n'ait de nom qu'en arabe et non en français. Si d'aventure ce que les femmes socialistes dénoncent était aussi fréquent qu'elles le prétendent, nous aurions nous aussi trouvé un vocable pour désigner la chose.
On s'étonne aussi d'apprendre que ces égéries autoproclamées de la condition féminine soutiennent l'idée de donner des cours aux migrants afin de les informer qu'ici, il est d'usage de solliciter l'accord de la personne désirée avant de passer à l'acte. Pourquoi réserver ces cours de respect élémentaire aux seuls migrants si la population autochtone était aussi vile que ces dames le disent ? Il faudrait au contraire astreindre toute la population masculine du pays à ce genre d'initiation.

Pour le reste, on se souvient que les plus violents adversaires de l'initiative pour l'internement des criminels dangereux et non-amendables étaient précisément à chercher dans les rangs du parti socialiste alors que la clientèle visée était constituée pour l'essentiel de délinquants sexuels. Parler de protection des femmes après avoir défendu leurs agresseurs est pour le moins audacieux.

On se rappelle également que lors du dépôt de la motion 09.4017 le 25 novembre 2009 visant à améliorer la protection des femmes battues par le biais du bracelet électronique, on ne trouvait qu'une seule femme socialiste parmi les 65 cosignataires. Etonnant de la part de ces dames que la question préoccupe ces temps-ci. La provenance peut-être ?

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